mardi 15 juin 2021
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Rentrée du virus = Ecoles fermées

De plus en plus d'établissements scolaires, de la maternelle au lycée, ferment les portes. Que ça soit par les enfants ou par les personnels enseignants et non-enseignants, le virus a réussi à pénétrer la cours des écoles en seulement quelques jours.

Depuis l'ouverture des lignes en provenance d'Europe, principalement de France, et des Etats Unis, en l'espace de deux semaines, la contagion Covid-19 s'installe rapidement et fait exploser les statistiques. 60 cas ont été répertoriés en mai dernier au bout de trois mois de fermeture des frontières, aujourd'hui c'est plus du double après deux semaines d'ouverture des lignes. De cette dualité ressort une première logique toute simple : la fermeture des frontières protège bien le pays. La seconde logique aurait permis de relever d'une dose le niveau d'expertise attribuée aux décideurs. Hélas, ce ne fut qu'entêtement à but communicatif, mais aussi en opposition aux propositions faites par les parents d'élèves et personnels enseignants et non-enseignants, regroupés en fédérations et syndicats.

Dialogue de sourds... interrompu. 

En ayant pris la décision de fermer toute entrée dans le pays, par voie aérienne ou maritime, les autorités de l'Etat et de la Polynésie ont su montrer une parfaite cohésion décisionnelle et démontrer son efficacité par des résultats moins inquiétants que ce que propageait la psychose générale. Mais autre résultat, inattendu mais tendu, ç'aura bien été le dialogue de sourds entre syndicats et autorités. D'un côté, le Gouvernement en cohésion avec le Haut Commissariat campe sur ses positions d'ouverture des lignes, et de l'autre, les partenaires sociaux essentiellement demandent à différer la rentrée scolaire et l'expatriation des nouveaux fonctionnaires d'Etat vers la Polynésie, parmi lesquels figurent bon nombre d'enseignants. De l'un, "c'est non, je ne veux pas (...), il faut être sérieux, nos avions et nos hôtels se remplissent difficilement", et de l'autre, "les grands patrons ont forcé le Pays à rouvrir les frontières". Avions, hôtels, grands patrons, difficile de sonder sérieusement la surdité de chacun.

Les écoles ferment

Mais concrètement, c'est la rentrée scolaire qui est perturbée par cette situation. Depuis la semaine dernière, en tout cas après l'annonce subite de la présence de clusters à dix jours des événements à l'origine, une série de fermeture d'établissements scolaires a été observée ici et là. Les derniers établissements en date concernent plutôt les lycées. "Les structures du lycée Samuel Rapoto situées à Arue seront fermées jusqu'au 24 août 2020 au matin" a précisé le directeur de l'établissement. Au lycée Paul Gauguin, un cas suspect de la classe de seconde-cinq oblige ces camarades à ne pas venir en classe jusqu'à nouvel ordre. A Taravao, un enseignant du lycée agricole John Doom a été déclaré positif après dix jours d'isolement. Le portail est fermé et se rouvrira le 24 août. Dans la foulée, la direction des enseignements protestants ferme tous ses établissements scolaires. Les enquêtes diligentées par le bureau de veille sanitaire sauront révéler rapidement la suite de cette épidémie.

L'essentiel en Nouvelle Calédonie

A la différence d'ici, les Calédoniens précisent dans leurs statistiques, le nombres de cas en quatorzaine. Des hôtels sont en effet réquisitionnés par le gouvernement local pour une capacité d'accueil de 600 personnes. Car la quatorzaine en Nouvelle Calédonie pour tout arrivant de l'extérieur est obligatoire, pour des raisons évidentes. De plus, les vols en provenance de la Métropole sont programmés en fonction de la disponibilité de cette capacité. Mais à la date d'aujourd'hui, les frontières calédoniennes sont toujours fermés aux vols réguliers internationaux.

  • Les vols réguliers internationaux au départ et à destination de la Nouvelle-Calédonie sont suspendus au moins jusqu'au 24 octobre. Seules sont programmées des liaisons avec la Métropole (et Sydney, principalement pour des évacuations sanitaires).
  • Toute personne désirant venir en Nouvelle-Calédonie (ressortissant français ou étranger qui réside en Nouvelle-Calédonie uniquement) ou en partir, doit contacter son point de vente habituel ou les compagnies aériennes Air France ou Aircalin pour acquérir un titre de transport et/ou confirmer sa réservation.
  • Une quatorzaine obligatoire dans un hôtel réquisitionné par le gouvernement est toujours en vigueur pour les passagers qui arrivent en Nouvelle-Calédonie, par avion ou navire de plaisance, excepté pour les passagers en provenance de Wallis-et-Futuna.
  • Les professionnels indispensables à la reprise de la vie économique ou qui ont des spécificités professionnelles non présentes sur le territoire peuvent bénéficier d'un protocole spécifique pour se rendre en Nouvelle-Calédonie pour un court séjour (30 jours maximum).