mercredi 23 septembre 2020
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Taiwan, un modèle sanitaire qui dérange...

Jeudi 10 septembre 2020 - Taiwan, moins de 450 cas sur près de 24 millions d'habitants. La Polynésie arrive bientôt au double. La France quand à elle, avec ses 350 000 cas et ses 30 000 morts en sept mois, commence nécessairement à s'intéresser de près à la méthode Taiwan.

Dans les pays asiatiques, la discipline a toujours été une conduite sociale adoptée par toutes les civilisations. Le port du masque a dépassé le stade de l'obligation, puisqu'il est devenu un geste normal, un geste de protection collectif. Encore sous le choc de l'épidémie du Sras en 2003, la population de Taiwan n'a pas hésité à rentrer dans une démarche collective. "Face au risque de pandémie, la Taiwan s'était donnée les moyens en permanence, d'être prête, avec cette conscience que dans une société démocratique, l'efficacité du dispositif dépend très fortement de la relation de confiance de la population envers les autorités", a déclaré au Sénat Jean-François Casabonne-Massonave, représentant de Taiwan en France, lors de l'audition de la commission d'enquête Covid-19.

En début d'année, les autorités taiwanaises ont décidé d'anticiper toute action pour faire face à une pandémie Covid-19. Des unités de fabrication de masques ont été rapidement construites, avec le soutien humain de l'armée. Toute la stratégie sanitaire est placée sous la responsabilité du ministère de la santé, qui a débloqué dès le mois de janvier des crédits nécessaires, pour la fabrication massive de masques, avec pour objectif, un quota de 20 millions par jour. Comme l'a souligné devant la commission d'enquête, François Wu représentant de Taiwan en France, le geste barrière est, "je me protège et je protège les autres". Et le représentant français à Taiwan de préciser que, "un geste de protection est collectif. En face d'une pandémie, une stratégie individuelle ne peut pas fonctionner. Ce qui marche, c'est une action collective".

A propos des débats sur l'impertinence du port du masque, Jean-François Casabonne-Massonave déclarera simplement que, "l'idée qui est très européenne, très occidentale, que la stratégie soit construite sur l'individu est un contre sens", car concernant le port du masque, "ça marche essentiellement, ça marche collectivement".

En Polynésie, il est peut être temps de dire : "Stop à la mascarade, et portez vos masques..."

TRT AUTOPROMO