lundi 24 janvier 2022
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Le vaccin ne contrôle pas l'épidémie

Lundi 10 janvier 2022 - De l'avis d'experts et en accord avec l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), les 9 milliards de vaccins produits dans le monde entier n'ont jamais permis de contrôler l'épidémie de la Covid-19 depuis ses débuts. "On a manipulé le monde entier avec quelque chose dont on sait que c'est faux", a annoncé en début d'année le professeur très controversé Didier Raoult, depuis son IHU de Marseille.

Alors que les députés à l'assemblée nationale avait majoritairement voté pour l'application du "pass-vaccinal", que le Sénat souhaite limiter son application selon certaines conditions, que le président du gouvernement local demande au représentant de l'Etat de l'appliquer en Polynésie, le virus continue bel et bien son chemin vers sa progression normale à produire ses multiples variants. Sous l'impulsion des élus qui dirigent le pays de la France, les vaccins eux aussi continuent leur chemin et se permettent de s'ouvrir des salles spécialement dédiées à leur injection, comme l'on voit à la présidence avenue Pouvanaa. Désormais la machine de guerre vaccinale est en marche, comme pour "emmerder les non-vaccinés", l'avait annoncé d'ailleurs le président des Français.

Une vaccination non-justifiée

Selon l'OMS, il n'y aura pas de contrôle de cette épidémie par la vaccination, une évidence qui a bien été assimilée par les Anglais, puisqu'en Angleterre l'obligation vaccinale ne fait pas partie des moeurs. La vaccination chez les enfants n'est pas non plus justifiée. "La mortalité dans le groupe 0 - 19 ans dans le monde est de 0,0013%", vient de publier l'épidémiologiste le plus cité au monde, le professeur John Ioannidis. D'après le professeur Raoult, "il n'y a pas d'évidence de contrôle de l'épidémie actuellement par les vaccins", avec chiffres à l'appui : plus il y a de vaccinations, plus il y a de cas positifs. Néanmoins, "la mortalité est diminuée chez les vaccinés par rapport aux non-vaccinés, ce n'est pas absolu mais il y a une certaine efficacité", a t-il précisé.

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Récemment introduit dans le circuit, il est observé chez le variant Omicron une forte insensibilité face à la vaccination, comme le démontre cette étude de l'IHU de Marseille. Dans les 3 semaines après injection du vaccin, toutes doses confondues, 35% des vaccinés sont infectés par le variant Omicron. Un taux probablement sous-estimé selon le professeur Raoult, "comme on dit aux gens, ne soyez pas inquiets si vous avez quelque chose dans la semaine qui suit la vaccination, mais en réalité beaucoup de gens font des infections au coronavirus juste après le vaccin".

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Au vu des infections au variant Omicron enregistrées depuis le mois de décembre dernier, les campagnes de vaccination pour les vaccins mis sur le marché mondial n'ont visiblement pas réussi à arrêter ou affaibli l'épidémie liée au Coronavirus. "Omicron est beaucoup moins sensible au vaccin qui a été préparé pour d'autres virus, ce qui n'est pas une surprise", selon le professeur Raoult.

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Des vaccins pour riches

Selon l'étude du professeur John Ioannidis, les pays riches ont plutôt moins bien géré cette épidémie que les autres. "Il y a plus de morts dans ces pays de manière très significative", a commenté le professeur Raoult avant de préciser que "dans les pays qui ont un niveau de richesse moyen, la mortalité est de 0,2 à 0,3% alors que dans les pays riches le taux est de 3%". Le professeur fera remarquer également que le nombre de cas d'infections le plus élevé concerne les pays riches, où la couverture vaccinale a pu atteindre plus de 80% des populations. A ce jour, plus de 9 milliards de vaccins ont été distribués dans le monde, mais pas forcément pour tout le monde.

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De la sorcellerie à l'échelle nationale

Du fait de la passion politique et claniste qui existe actuellement dans la gestion de crise et notamment dans un climat pré-électoral, le professeur Raoult maintient ses lignes d'études et de recherches, mais indique que "ça devient de plus en plus difficile de faire de la science, car dans cet enthousiasme, la réalité n'a plus d'importance, c'est la conviction qui compte. Quand on croit qu'on sait ce qui est bon pour les gens malgré l'évidence, quand on n'est plus capable de distinguer les faits et ses propres opinions, alors on est parti dans une affaire dangereuse. La censure s'applique donc à tout chercheur qui apporte des données qui ne vont pas forcément dans le sens du courant officiel. On a manipulé le monde entier avec quelque chose dont on sait que c'est faux. Il faut que nous soyons très attentifs. Cette crise révèle des tentations d'imposer un point de vue unique en étant sûr d'avoir raison. Quand on est face à une maladie nouvelle et qu'on peut prédire ce qu'elle va devenir, ça s'appelle de la sorcellerie".